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Repenser l’habitation

Dans un contexte où les coûts de construction et du foncier explosent, il faut revoir nos modes d’habiter. L’abordabilité initiale du projet repose sur une combinaison de leviers concrets:

  • Des habitations bifamiliales et des unités d’habitation accessoire, moins coûteuses que des maisons unifamiliales
  • Des logements compacts et conception efficiente (inspiré du concept Pretty good house)
  • Un terrain et des services partagés (puits, champs d’épuration, accès) permettant de réduire les coûts d’implantation

S’inspirant des cohabitats et s’appuyant sur des relations de bon voisinage, les résidents pourront finalement partager des équipements (voitures, outils, garage…) ou des activités (jardinage, petits élevages…).

Comparativement à la construction d’une résidence unifamiliale sur un terrain isolé, les économies envisagées par ces services partagés sont estimées à plus de 100 000$ par unité résidentielle.

Maintenir l’abordabilité

au-delà de la première génération d’acheteurs

L’organisme Foncier solidaire Brome-Missisquoi a développé un modèle qui repose sur la séparation entre la propriété du terrain et celle de la maison.

L’emphytéose correspond à un démembrement des droits de propriété. Il s’apparente à un bail à très long terme et permet à des ménages de s’installer sur un terrain et d’être pleinement propriétaires de leur maison, avec un prêt hypothécaire classique. Le terrain demeure toutefois la propriété d’un organisme.

Dans le contrat d’emphytéose prévu au modèle, celle-ci ne sera pas cessible, ce qui évite que les propriétés soient revendues sur le marché. Si un ménage souhaite quitter sa maison, l’organisme s’engage à la racheter selon des conditions établies à l’avance (plafonnement de la plus-value).

Ces règles sont conçues d’un commun accord pour maintenir l’abordabilité à long terme, tout en offrant une sécurité aux ménages. L’emphytéose devient ainsi un outil concret pour limiter la spéculation immobilière, assurer l’accès au logement aujourd’hui et dans le futur.

Vue aérienne du projet résidentiel de Foncier solidaire à Dunham. Crédit photo: Alain Roberge, La Presse.
Vue aérienne du projet résidentiel de Foncier solidaire à Dunham. Crédit photo: Alain Roberge, La Presse.
Hypothèse d’aménagement des lots – les Arpents solidaires.

L’agriculture
au coeur du projet

Les Arpents solidaires propose d’habiter le territoire en misant sur le patrimoine agricole et un paysage nourricier:

  • La regroupement des habitations vise à préserver un maximum de superficie cultivable réservée pour un projet agricole de proximité (18 acres)
  • La terre est bien drainée et bénéficie d’une excellente qualité agronomique
  • Les futurs résidents s’engagent à vivre à proximité de ce paysage nourricier et à le soutenir
  • Le recours à des programmes publics permettra d’offrir des logements subventionnés aux travailleurs agricoles.