Afin de mieux comprendre les défis actuels en matière d’habitation, la Corporation de développement de Saint-Camille a réalisé en 2023 une étude sur les besoins en logement dans la municipalité. Cette démarche visait à analyser le parc immobilier existant, à identifier les types de logements manquants et à mieux comprendre les besoins des différents groupes de la population.
L’étude met en lumière un constat clair : le parc immobilier actuel répond difficilement aux besoins d’une partie importante de la population, notamment des jeunes ménages, des travailleurs et de la relève agricole.
Un parc immobilier peu diversifié
À Saint-Camille, la grande majorité des logements sont des maisons unifamiliales occupées par leurs propriétaires. Ce type d’habitation correspond bien à une partie de la population, mais il laisse peu de place à d’autres formes de logement.
Les logements locatifs sont rares et les options intermédiaires — comme les petits logements, les habitations jumelées ou les habitations multilogements de petite taille — sont très peu présentes. Cette situation limite la capacité de la municipalité à accueillir de nouveaux résidents ou à répondre à l’évolution des besoins des ménages.

Des groupes sous-représentés dans l’offre de logement
L’étude souligne que certains groupes sont particulièrement touchés par cette situation.
Parmi eux :
- les jeunes adultes et les jeunes familles, qui ont souvent de la difficulté à accéder à la propriété ou à trouver un logement locatif abordable ;
- la relève agricole, qui doit composer à la fois avec le coût élevé des terres et la difficulté de trouver un logement à proximité des lieux de production ;
- les travailleurs et les nouveaux arrivants, qui disposent de peu d’options pour s’établir dans la communauté ;
- les personnes seules ou les familles monoparentales, pour qui les maisons unifamiliales sont souvent trop grandes ou trop coûteuses.
Ces groupes se retrouvent donc sous-représentés dans la population locale, malgré l’intérêt qu’ils pourraient avoir à s’établir à Saint-Camille.
Des ménages plus vulnérables face au logement
L’étude identifie également certains ménages qui pourraient être plus à risque face aux enjeux d’habitation. C’est notamment le cas :
- des ménages à revenu modeste ;
- des personnes âgées souhaitant demeurer dans la communauté mais nécessitant un logement plus petit ou adapté ;
- des jeunes ménages qui souhaitent s’installer dans le village mais qui ne disposent pas des ressources nécessaires pour accéder à une maison.
De façon générale, les besoins en logement sont souvent liés à l’abordabilité, c’est-à-dire à la capacité d’un ménage à se loger sans consacrer une part trop importante de son revenu au logement. Au Canada, un ménage est généralement considéré en difficulté lorsque ses frais de logement dépassent 30 % de son revenu.
Des pistes pour l’avenir
L’étude souligne l’importance de diversifier l’offre de logements afin de répondre à ces besoins. Parmi les pistes envisagées figurent notamment :
- le développement de petits ensembles résidentiels ou multilogements de faible densité ;
- la création de logements plus abordables pour les jeunes ménages ;
- des solutions permettant de rapprocher logement et agriculture, notamment pour la relève.
Ces constats nourrissent aujourd’hui la réflexion en vue de créer des conditions favorables à l’accueil de nouvelles familles et au maintien d’un milieu de vie dynamique et solidaire.

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